mercredi 30 juin 2010

ACCORD RPS SUITE ET FIN

La délégation FO , annonce au terme de la négociation concernant la prévention des risques psychosociaux, qu'elle ne sera pas signataire de l'Accord proposé en l'état actuel par la Direction.
En effet, nous estimons, malgré six mois de négociation nécessaire et dense et l'annonce ambitieuse d'une nouvelle dynamique permise par le présent accord , que l'entreprise n'est pas prête pour s'engager sérieusement et durablement dans un réel processus préventif de gestion des dits risques psychosociaux
A contrario, nous constatons que la Fnac s'est engagée dans la mise en place d'outils de management et de gestion qui, de par leurs applications intensives au quotidien, menacent précisémment la qualité même de la santé des salariés au travail. Jamais l'organisation globale de l'activité des salariés n'a été autant surveillée, évaluée, encadrée et fragmentée, le tout dans une nouvelle logique "managerial" qui conjugue désormais de façon récurrente , productivité et sanctions.
A l'instar de ces pompiers pyromanes, la Fnac aujourd'hui,secrète délibérement le stress qu'elle prétend combattre ! Et ce sont les salariés de l'entreprise qui en sont les principales victimes tous les jours ...

Il est donc clair que le double projet commercial et financier de la Direction de l'Exploitation, avec ses conséquences immédiates et concrètes en terme de dégaradation de conditions de travail, ne peut que contredire le fond même de cette négociation entamée maintenant depuis plus d'un semestre.
Car outre le fait que l'Accord présenté par la Direction ne modifie qu'à la marge les propositions faites par notre Organisation Syndicale (condition d'audition des salariés toujours en interne, évaluation de l'encadrement non fiable, moyens de CHSCT à minima etc) nous estimons que cet accord n'offrira aucune garantie quand à son efficacité réelle sur la durée. La Fnac est loin de garantir ses obligations en terme de respects de ses engagements (voir accord 35h et travail du dimanche).
Par conséquent, FO n'apportera pas sa signature à un projet dont le but premier vise également à valoriser la communication de la Fnac, (aujourd'hui mise en vente) et dont le souci principal est d'offrir une image socialement positive vis à vis des marchés en général ou d'éventuels acquéreurs potentiels en particulier.

Nous mettons en garde la Direction Générale sur les conséquences de sa politique, néfaste à l'état de santé des milliers de salariés de l'entreprise

jeudi 24 juin 2010

NEGO INTERESSEMENT

L'Accord d'Interessement a été finallement signé. Notre organisation ne l'a pas signé car nous avons estimé que cet accord n'apportait absolument rien de plus que le précédent.
Le pourcentage de la masse salariale distribuée est en chute libre et les écarts constatés entre les magasins se poursuivront

Nous continuons et continuerons de revendiquer la mise en place d'un 14 ième mois de salaire à la place de ce mode de rémunération aléatoire qui est de surcroît en baisse constante depuis ces dernière années.

Si l'Accord sur la Participation qui a fait l'objet d'une signature de notre part était le fruit d'une véritable négociation, celui de l'interessement n'aura été le résultat que d'une décision quasi unilatérale de l'entreprise

vendredi 18 juin 2010

Interessement

Blocage totale de la Direction
Negociation en trompe l'oeil
Durée d'échange trop court
Fin de non recevoir sur toutes les propositions de l'intersyndicale
Bref, un vrai simulacre pour un échec cuisant !

Faute de signatures, il n'y aura donc pas d'accord d'interessement !
La Direction ne pourra s'en prendre qu'à elle même, tant sa surdité aux demandes des OS a été permanente
Alors que nos collègues des autres entités (logistique, codirep, siège...)sont mieux considérées, Fnac Relais est victime d'un véritable acharnement discriminatoire. Véritable vache à lait en terme de ressources depuis des années, Fnac Relais se voit proposer une enveloppe d'interessement largement en dessous de 3 millions d'euros
On se moque de qui ? Des salariés evidemment !!!

Sans nouvelles propositions sérieuses et décentes, il n'y aura donc pas d'accord. Nous en profitons donc pour revendiquer la mise en place d'un 14 ième mois et informerons les salariés qu'ils n'auront pas cette année à courir après un lièvre (la fameuse carotte de l'interessement) qui était devenu, au cours de ces dernières années , de plus en plus inaccessible.

lundi 7 juin 2010

Stress au travail

Une nouvelle séance de négociation s'est déroulée vendredi 4 juin au sujet de la gestion et de la prévention des risques psychosicaux
Il est important de préciser le paradoxe suivant : alors que nous sommes censés négocier un accord en vue d'améliorer la gestion du stress au quotidien, la Fnac s'empresse depuis des mois, d'intensifier la mise en place d'outils de gestion et de management particulièrement agressifs.
La "pression" subie par les salariés dans toutes les entitées du groupe est de plus en plus forte et les motifs de sanctions comme de discriminations tombent comme la grèle sur la tête de ces derniers.
Alors que devons nous négocier ? Un accord théorique qui serait à des années lumières des pratiques "locales" d'un management par la peur ? Un accord théorique qui favoriserait une audition "maison" et donc orientée (fameux "groupe de suivi") des risques psychosociaux ? Un accord théorique qui court circuiterait en apparence, une politique de management regressive qui use un peu plus chaque jour les salariés ?
Nous continuerons de négocier mais nous continuerons aussi de mettre en relief les incohérences d'une telle démarche. Si, il est louable de parler d'instaurer "une nouvelle dynamique" .... il est préférable aussi de respecter le travail des Instances (CHSCT en tête) qui trop souvent sont perçues au mieux, comme des freins , au pire comme des générateurs de conflits.

Vigilance donc ...pour les salariés cadres ou non cadres, car le stress aujourd'hui, empoisonne la vie de tout le monde

mercredi 2 juin 2010

Quel temps fait il ? suite

Un avertissement en toute discrétion ...

Il y a peu, la Responsable P.E de la Fnac Toulouse Labège a remis une lettre formalisant "des reproches" à un salarié dont nous conserverons l'anonymat. Ce dernier , naivement, a pris connaissance du courrier et l'a signé un "peu vite" ....Il s'agissait en fait d'un avertissement mais qui n'a jamais été présenté comme tel. En effet, lors de l'entretien , le Responsable s'était bien gardé d'évoquer le caractère disciplinaire de sa démarche.
Ce genre de "pratique " dénote d'un certain état d'esprit qui au demeurant, ne représente que la partie immergée du malaise qui règne dans ce magasin
Comment s'étonné alors que le dernier sondage d'opinion soit globalement calamiteux ?

Nous apportons tout notre soutien à ce collègue de travail qui vit très mal cette petite "manip" peu glorieuse et nous rappelons que notre Organisation Syndicale dénoncera systématiquement toutes ces formes de pression morale qui malheureusement se developpent de façon exponentielle ces derniers temps

Quel temps fait il ?

Il arrive parfois qu'un sondage, une enquête donne des conclusions surprenantes. Les salariés invités à s'exprimer valident parfois, par ce nouveau type de support, un profond malaise. Et cela donne le tournis aux commanditaires d'une enquête qui se retrouvent face à des situations qu'ils ne pensaient pas aussi dégradées....Alors on organise rapidement et localement des tables rondes et les salariés doivent expier leurs soucis à la lumière et l'écoute d'une hierarchie pour qui la notion d'anonymat n'est plus qu'un vague souvenir !
Les nouveaux outils de gestion et de management ne sont pas remis en cause.....seuls les salariés seraient au mieux, fragiles et mal informés, au pire potentiellement fauteurs de troubles en magasins. Discours à sens unique, propos culpabilisateurs, démarches infantilisantes ....bref toute l'artillerie habituelle pour expliquer tout et son contraire !
Nous invitons les salariés à continuer de s'exprimer dans le cadre habituel des Instances (CE, DP et CHSCT) et à ne pas cautionner ce type de pratiques manageriales qui permet surtout de cibler les fortes têtes et de persuader les autres qu'ils ont fondamentalement tort.

La souffrance au travail n''est pas une vue de l'esprit. Elle a des causes : sous effectif, pression au quotidien, VIM, sentiment d'isolement, usure physique, horaires etc
Alors tant mieux si des enquêtes d'opinions, toujours contestables dans leurs mises en place, dégoupillent ce genre de probléme !!! C'est le principe de l'arroseur arrosé ...